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Article "Gitane obtient son brevet en Recherche Utilitaire"
Article "Gitane obtient son brevet en Recherche Utilitaire"
Gitane des Émeraudes du Lac
une Bearded avec un nez au poil !

Gitane a obtenu son Brevet de Recherche Utilitaire le dimanche 3 mai 2015
à Huisseau sur Cosson en Pays de Chambord
avec la mention excellent (4 objets sur 5 et découverte de la personne égarée)

Je vous propose ces quelques lignes qui n'ont comme seul objectif de vous faire partager cette belle histoire que je vis avec ma « Gitane ». Je n'ai aucunement la prétention de transmettre des conseils ou des vérités absolues en matière de Recherche Utilitaire, car tout d'abord ce qui caractérise cette discipline d'utilisation, c'est je crois la grande humilité dont fait preuve chaque équipe cynophile. Je l'ai constaté et cela est très encourageant pour pouvoir grandir au sein de cette activité sportive !

Avant de présenter en quoi consiste la Recherche Utilitaire, je tiens à présenter le parcours initiatique de Gitane, cette Bearded que j'aime aussi appeler ma « petite sauvageonne » . Elle porte bien son nom.

J'ai fait la connaissance de Gitane le 26/02/2011. Je recherchais une Bearded Collie pour faire du pistage. Cette race avait déjà attiré mon attention quand je pratiquais autrefois l'agility et le pistage français avec des Bergers des Pyrénées. Ainsi, je suis arrivé aux Émeraudes du Lac. Une petite chienne marron était disponible. Le courant est tout de suite passé avec cette petite frimousse poilue, déjà très active et affirmée.

Très rapidement, dés l'âge de 3 mois, Gitane a reçu une initiation à l'agility et au pistage français. Son intérêt pour l'objet (balle, petit boudin, bois) nous a permis d'aller rapidement vers des exercices techniques. Mais pour soutenir les entraînements et envisager les concours, j'ai souhaité faire le choix entre ces deux disciplines. Nous nous sommes ainsi tournés vers le pistage.

En 2013, suite à une mobilité professionnelle, j'ai retrouvé un ami de longue date, passionné et utilisateur bien connu du monde des chiens pyrénéens, Jean-Bernard MOINGS. Pour la petite histoire, en 2015, Jean-Bernard et sa chienne berger des Pyrénées se sont classés à la première place de la Finale du Championnat de France (doublé avec la Coupe de France) de Recherche Utilitaire. Ainsi les routes de la vie nous ont conduit à entrer au sein du Club Canin de Recherche Utilitaire des Dômes (Près du Puy de Dôme). Des entraînements réguliers, chaque semaine, nous permettent de travailler la longueur de piste, l'ancienneté de la piste, les différents types d'environnements, les textures d'objets à découvrir. Comprendre les attitudes et comportements de sa chienne tout au long de la recherche n'est pas toujours chose évidente. La tenue de longe est aussi une technique à acquérir : être avec sa chienne, en symbiose, sans induire un comportement ni la diriger ! Ce n'est pas si simple, ne pas penser pour le chien ! Tout est dans la confiance et l'analyse de ce qu'exprime le chien, suivre et comprendre !

Mais alors, qu'est-ce que la Recherche Utilitaire ?

(Extrait du site du groupe de travail de Recherche Utilitaire)
http://www.gtru.fr/Acceuil.htm
« La pratique de la Recherche Utilitaire est commandée par deux objectifs principaux :
- utiliser les capacités olfactives des chiens dans toutes les conditions topographiques, météorologiques,et temporelles.
- attester de la capacité physique dont l’aboutissement se situe dans l’atteinte de la réussite de l’équipe « maître-chien » face aux tracés auxquels elle se trouve confrontée.
Inspirée à l’origine par le pistage opérationnel des Administrations, la Recherche Utilitaire est une école d’humilité qui trouve sa noblesse dans la capacité de l’équipe à comprendre et gérer ensemble les situations rencontrées au cours du travail.
La Recherche Utilitaire est fondamentalement une discipline « tout-terrain » dans laquelle la routine et les stéréotypes n’ont pas leur place. Les chemins tracés ne sont qu’un des supports pouvant être rencontrés, et le fait de traverser des pâtures ou autres espaces ouverts, pénétrer des bois, franchir des talus ou passer des gués par exemple, relève de l’esprit originel de la discipline. »

La recherche utilitaire est une discipline d'utilisation reconnue par la Société Centrale Canine. Différents niveaux sont proposés en fonction des difficultés : Brevet, niveau I, II et III. L'objectif est pour l'équipe maître et chien de retrouver une personne égarée de façon fictive (le poseur).
Le départ en recherche se fait 1h30 après la pose du tracé en brevet, 2h en niveau 1, 2h30 en niveau 2 et 4h en niveau 3.
Avant le départ en recherche, il est mis à disposition de l'équipe maître et chien un objet (ex : vêtement) appartenant à la personne égarée. Cet objet est dit « objet de référence ». Il se trouve dans un sac plastique neuf. Il est destiné au chien afin de lui permettre de mémoriser l'odeur à rechercher (odeur de la personne égarée). Il devra être réclamé par le maître avant son départ.
Au départ, l'équipe maître et chien se présentent dans une aire de 800 à 2000 m en fonction du niveau. En composant avec le sens du vent et les éléments issus de l'enquête de départ (auprès d'un témoin), le maître positionne son chien, lui présente l'objet de référence. Il est attendu une maîtrise de la technique de la quête pour trouver rapidement le parcours.
Le parcours de recherche est de 700 mètres au brevet à 2000 mètres en niveau III. En fonction des niveaux, le parcours présente des assises ou terrains différents (herbe, labour, gravier, cailloux, macadam...), des changements de terrains, des changements de direction (chemins, routes...), des environnements différents (campagne, forêt, agglomération...).
Plusieurs indices de piste (objets perdus) sont à découvrir. Ils sont d'usage courant. En fonction du niveau, ils sont de textures différentes (tissus, cuir, bois, carton, plastique...). Ils sont déposés par le poseur (personne égarée) dans le sillage de sa marche (foulement). Selon le niveau, ils peuvent être juste déposés au sol, suspendus à hauteur du chien ou cachés. 5 objets sont ainsi à découvrir !
Si la réussite est au rendez-vous, l'équipe « maître et chien » arrivera dans les temps définis par le règlement à la découverte de la personne égarée (le poseur de piste) qui peut être visible ou cachée.
A la découverte de la personne, le maître présente les objets trouvés pour confirmation. Et là, c'est le bonheur de la réussite, une explosion de joie à partager tout d'abord avec son chien, principal acteur mais aussi avec son équipe de club car c'est le fruit du travail d'une équipe. Il ne faut pas l'oublier ! Voilà ce que j'ai ressenti et partagé avec Gitane, le 3 mai 2015 à Huisseau sur Cosson (Pays de Chambord).

L'épreuve de brevet de Gitane
Le tirage au sort a fait que Gitane a débuté sa recherche à 14h le dimanche. A noter que les épreuves avaient débuté dès le samedi à 6h du matin.
Le départ se situe dans une partie de pré qui avoisine des habitations. Après l'enquête de départ, j'ai présenté l'objet de référence (un tee-shirt dans un sac plastique) à Gitane. Puis, nous sommes partis. Gitane, positionnée sous le vent, a découvert l'objet de référence au sol très rapidement. Après avoir amorcé sur une vingtaine de mètres la piste, nous nous retrouvons face à une bande de labour. Gitane marque un changement de direction brutal sur la droite. Nous poursuivons le long du labour tout en restant dans le pré. Une pluie battante vient quelque peu troubler notre recherche. Gitane me montre qu'elle doute et ainsi revient au point de départ. Nous repartons ensuite sur la gauche face au labour (après avoir exploré le côté droit). Mais là, c'est toujours le doute ! Rien de concret ! Le temps passe, le chrono tourne, la pluie et le vent ne cessent aucunement. Nous nous représentons dans l'aire de départ et Gitane part de nouveau sur la droite du labour et là, un coup de vent salvateur, Gitane me montre qu'il faut traverser le labour. C'est ainsi qu'elle prend la décision de traverser la bande de labour. Nous nous retrouvons dans un chemin herbeux et arrivons sur un objet (tissus vert). Gitane le prend en gueule et me le rapporte. Quelle joie, nous sommes bien sur la piste. Le reste du parcours ne posera plus de difficulté pour Gitane. Nous trouvons ainsi deux autres objets (chaussettes) en poursuivant dans ce chemin herbeux à proximité d'habitations Nous arrivons sur une petite route. Plusieurs possibilités s'offrent à nous. Gitane s'engage à gauche sur le bord de route vers un hangar agricole mais au bout de vingt mètres se relève, ce n'est pas là ! Elle revient à l'intersection du chemin et de la petite route, regarde vers la droite, c'est une entrée de village. Elle ne s'engage pas. Elle hume l'air et décide de traverser la petite route et prend avec assurance un autre chemin de terre. Elle découvre un objet (chaussette). C'est super mais j'entends la juge qui dit que nous entrons dans le temps additionnel (et oui, beaucoup de temps passé au départ). Je décide d’accélérer notre allure, Gitane étant « calée » sur la trace. Elle avait aussi détecté la fin de piste. Nous arrivons rapidement derrière une clôture et découvrons la personne égarée. Là, je peux vous dire que c'est le grand bonheur. Avec une vive émotion, je félicite ma Gitane. Je présente les objets trouvés pour avoir confirmation qu'ils appartiennent bien à la personne que nous avons retrouvée. J'entends le juge dire « c'est un excellent travail ». Les applaudissements des suiveurs (une bonne vingtaine) me remplissent d'émotion. Bravo ma Gitane !
Pour la petite histoire, nous n'avons pas trouvé le tout premier objet car nous n'avons pas traversé le labour (départ) au bon endroit mais qu'importe la réussite est bien là !
Avec Gitane des Émeraudes du Lac, nous sommes entrés, comme on nous l'a dit lors du brevet, dans la grande famille de la Recherche Utilitaire !

Pour ne pas conclure et poursuivre en Recherche Utilitaire :
J'en suis certain, le Bearded a de réelles aptitudes aux disciplines olfactives. Cependant, il faudra accepter de perdre quelques poils au long des pistes (poils du chien, je précise, quoique!). La recherche nous conduit souvent vers des buissons, des taillis, des ronces et des terrains quelques fois boueux. La recherche se fait par tous les temps et toutes conditions. Mais je vous assure cela ne gêne absolument pas notre Bearded  ! Si vous êtes prêts à expérimenter « le tout terrain », n'hésitez pas, rapprochez-vous d'un club qui pratique la Recherche utilitaire. Allez voir des épreuves, et prenez la bonne décision. S'investir dans la Recherche Utilitaire, c'est aussi un engagement personnel et également envers une équipe car il y a beaucoup de temps investi pour tracer les parcours. Cela demande une disponibilité de toute une équipe !
Pour cela, le brevet ne doit pas être une finalité mais une ouverture vers une belle histoire, celle d'un maître et de son chien sur les routes de la recherche utilitaire mais quelque fois aussi sur les routes de la vie !

Christian UHRIG et
Gitane des Émeraudes du Lac (Van Dyck Brown de Chester x Brin de Fille des Émeraudes du Lac)
uhrig.christian@orange.fr
L'histoire du Staffordshire Bull Terrier
L'histoire du Staffordshire Bull Terrier
Le Staffordshird bull terrier1 est une race canine issue d'un croisement. Originaire du Royaume Uni, il est en effet, issue des bandog (chien ayant un fort mordant et maintenant les taureaux lors de la saignées) devenus par la suite bull-dogs car utilisés lors de combats contre des ours, des ânes, parfois des grands félins mais surtout, des taureaux. Après 1835, les combats de bull-dogs sont interdits grace à la pression exercée par des associations de protection des animaux et la reine.

Au XIXème siècle, les ouvriers ont des conditions de travail et de vie déplorable. Alors que certains se tournent vers l'alcool pour fuir la triste réalité, d'autres remettent au gout du jour, les bull-fighting. Mais les bull-dogs ne sont pas assez rapides, vifs et endurants aux yeux des spectateurs... On les croisa alors avec des terriers (dits "pit" du fait qu'ils combattaient dans des fosses, "pit" en anglais) qui se montraient rapides, agiles et agressifs lors des "Rat killing matches" (combat contre des rats). Naquit alors le premier pit-bull. L'english pit-bull, aussi apellé "half and hald", "bull and terrier"...

Commence alors une sélection, notamment dans la région du Staffordshire. L'english pit-bull devient le chien rêvé puisque malgré sa détermination au combat et sa force, il demeure extrêmement proche de son maître et de sa famille. La race se démocratise au delà des parieurs et bientôt est organisée par et chez Joe Dunn, une première exposition de Staffordshire Bull Terriers au "Old Cross Gun". Un standard est alors définit et c'est le 15 juin 1935 que la race sera homologuée par le Kennel Club.

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